 | Madame Marie-France DAVIN Tu étais la collègue de mon papa, Et moi, j’étais petite, huit ans peut-être déjà. Je me souviens encore de toi, si belle, si gentille, Sans vraiment savoir pourquoi, tu es restée ma petite lumière tranquille. Les années ont passé, la vie nous a éloignées, Jusqu’au Costa Rica où tu étais partie t’installer. On en avait tant parlé, j’avais rêvé d’y aller, Mais l’argent, puis le temps… et les années ont filé. Je me souviens de nos échanges, de nos petits messages, Des raies manta que tu m’envoyais comme de merveilleux voyages. Je me souviens de ton jardin, de ces images partagées, De tous ces petits morceaux de ta vie que tu m’avais confiés. J’aurais tellement voulu venir te retrouver là-bas, Mais parfois la vie décide autrement, sans prévenir nos pas. Et aujourd’hui je réalise, avec le cœur en morceaux, Que ce voyage tant rêvé, il est désormais trop tôt… ou trop tard, malheureusement. Mais je veux me souvenir de toi, pas seulement de ton départ, Me souvenir de la femme qui brillait quelque part. De celle qui, sans même le savoir, a laissé dans ma vie Une petite lumière que les années n’ont jamais éteinte ni reprise. Tu vivras dans mes souvenirs, dans mes pensées, dans mon cœur, Et je garderai de toi bien plus que la douleur. Même si nos chemins ici-bas doivent désormais se séparer, Il y a des personnes qu’on aime et qu’on ne peut jamais oublier. Alors vole libre, ma petite lumière, vers un ailleurs plus doux, Et sache qu’ici, quelque part, je me souviendrai toujours de toi. Le temps pourra passer, les années pourront s’enfuir, Mais qui tu étais dans mon cœur, jamais je ne pourrai l’oublier. 🕊️❤️
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