 | Monsieur Alain LEJEUNE
Alain Lejeune RIP
Copain motard Irlandais, je suit venu en Belgique tous les mois, pendant vingt cinq ans, pour passer une petite semaine avec ma Maman qui habitait Heusy.
Je passais toujours passer une heure très agréable avec Alain.
D'un moindre gabarit que certaines des motos sur lesquelles il travaillait, vetu d'une salopette impeccable, il démontait, polissait, brossait, réparait et guérissait toute machine qui lui était confiée avec le mème dévouement, Il ne faisait pas les choses à moitié. Avec lui, c'était tout ou rien. L'usé devenait neuf , et , que ce soit pour changer une ampoule brulée , nettoyer les carburateurs, ou remplacer cylindres et segments, une fois passé entre ses mains, c'était avec une confiance absolue que vous remontiez sur votre moto. Il était plus qu' un mécanicien , c'était un chirurgien et son atelier ressemblait á un hopital Suisse, tout était á sa place et il n'était pas ami des poussiéres !!!!
Aprés un mois d'absence en Irlande, il me parlait d'affaires courantes qui l'intéressait, que ce soit au nid d'Aguesses ou sur un circuit moto á l'autre bout du monde, comme á un voisin qu' il avait vu le matin. Quand ma Maman est décédée je ne revenais plus qu'une ou deux fois par an, mais lui envoyait une lettre ou une carte postale de temps en temps, toujours avec un biscuit pour Django, son fidèle ami á quatre pattes.
Il me téléphonait en Irlande pour me remercier et prendre de mes nouvelles. On papotait un peut ,et aprés deux minutes, je connaissais le prix des nouvelles bougies pour le modèle Suzuki sur lequel il travaillait et ce que Django ou Bernard faisait á l'instant oú il me parlait. C'est comme si je lui téléphonait d'Ensival. Il n'y avait pas de distance avec Alain. Il était le roi de son petit monde et il s'y sentait bien.
Malheureusement le cancer l'a fauché en deux ans et ce n'est pas seulement ses proches qui sont en deuil mais le monde de la moto a perdu une vraie perle. En plus de la tristesse que je ressens, je suis désolé de ne pas l'avoir connu plus tot . Bien que je le voyais très peut, et pas souvent, il avait gagné une place dans ma vie oú son petit sourire modeste me réconfortait quand j'en avais besoin.
L'étincelle dans tes yeux va me manquer , ma vieille biquette. Tu as quitté le nid d'Aguesses pour te reposer un peut, mais te connaissant, tu es déja occupé à réparer toutes les motos du paradis. J'`èspère qu' il ya de la place pour tes nouvelles petites ailes sous ta nouvelle salopette blanche
A un de ces quatres, ton ami Jacques
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